Le Voyage

« Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. » – Charles Baudelaire

Peut-être C. Baudelaire avait-il raison. Peut-être ai-je oublié comment m’enivrer de la Terre, de son âme, de sa poésie. Et ce fardeau, je ne le supporte plus. Alors je m’occupe. Pour oublier.

Oublier. La solitude. L’ennui. L’oubli. En oublier d’écrire. Se laisser ronger. Errer. Dans l’espace infini de la vie. Morose et monotone. Combler. Par tout ce que l’on peut trouver. S’oublier. Mourir. A petit feu.

Le soleil me chatouille le visage. Me tiédit la joue. Me picote le bras. Devant moi, un paysage infini. Celui de la vie. Une nature. Morte. Un petit vent passe entre mes orteils. Le soleil me brûle le bras.

Et pourtant, dans le désordre de mes sentiments, une force. Calme. Tranquille.

Je suis libre.

Libre. Libre de partir. Voyager. Libre de courir. Voler. Et si je m’en allais ?

Apprendre. Apprendre à s’aimer. Désirer. Ne pas s’oublier. Apprendre à s’écouter. Réapprendre. Écouter. La nature. Les murmures. Le silence. S’enivrer.

Et si l’on s’enivrait ensemble ?

Je vais partir en voyage. Je veux sortir de mon deuil. Celui de l’humanité. Celui de l’écologie. Celui de la vie. Je veux trouver le chemin vers la sérénité. Apprendre à vivre, dans ce monde de fou. L’accepter. M’accepter.

Veux-tu m’accompagner ?

Par les mots, je te raconterai. Ensemble on cheminera, vers l’acceptation, vers la sagesse, vers la bonheur. Ceci est un havre de paix. Un endroit où la colère peut sortir, sans blesser, le bien-être chérit, la rancune transcendée. Une cabane secrète remplie de poésie, de slam, de conte, de dessins, d’histoire, de bruit, de silence…

Tu trouveras mes textes dans Le Bruit, les médias dans Le Silence, et le plan du voyage dans le sous-menu La Carte.

Bon Voyage !